Attaque de Bassam : La résistance par le chant

4 minutes 28 secondes. Une chanson. Un message : « Djihadistes, même pas peur ! ». Le « Collectif Bassam », vient de sortir une chanson, avec un clip tourné sur la plage de Grand Bassam. Justement. Une vidéo aux allures de fêtes, réalisée là où l’attaque a eu lieu le 13 mars 2016.

« Tu ne veux pas voir (des) femmes nues, mais tu fais quoi sur les plages ? », questionne L’Enfant Siro, figure de proue du Zouglou en Côte d’Ivoire. « A cause de 70 vierges tu tues des innocents (…) ; Tu n’iras pas au paradis », prophétise-t-il à l’endroit des assaillants. « Ne tuez pas la personne humaine (…)», proclame l’artiste Coupé décalé, Abou Nidal en citant des versets du Corant. « Mahomet n’est pas un terroriste », rappel Paul Madys. « Bassam, mon amour ! », sanglote la chanteuse Betika.

 La chanson en elle-même est un medley rythmique. On passe du zouglou au Coupé-décalé, en arpentant par endroit le Rap et des airs mandingues. La symbolique est toute trouvée : Montrer l’unité des Ivoiriens dans cette période tragique. Et pour la chanter en chœur, plusieurs artistes bien connues y ont posé leurs voix. Mawa Traoré, Le Molare, Abou Nidal, l’Enfant Siro, Serge Beynaud, Paul Madys, Lago Paulin…

Le brassage est aussi racial. Des noirs et des blancs. Cibles tragiques des Djihadistes, il y a 10 jours. Mais ces « Survivants », eux, chantent à l’unisson : « En Côte d’Ivoire, on est debout » ! Le refrain résonne encore et encore… au fil des images, au gré des voix pour finir sur une  sorte de résistance : « Djihadistes, on n’a même pas peur ».

Publié pour la première fois sur L’Essentiel

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