Soubré : A la découverte des chutes de la Nawa

9 heures 35. Le taximan qui nous conduit nous assure que le fleuve de la Nawa est situé derrière Kpéhiri. Un petit village à quelques kilomètres de Soubré. Nous y sommes en 5 minutes. Les cases en terre battue se dressent fièrement aux côtés de quelques maisons en ciment. Le village est quasiment vide. « Tout le monde est au champs à cette heure » lance, avec sourire, une dame. Daba en main, elle débroussaille l’arrière de sa cour. Les premières personnes à qui nous demandons notre chemin nous répondent, l’air désolé : « Vous vous êtes trompés de route. Ici, c’est le chemin du barrage en construction ». Il nous faut faire demi-tour. Renseignement pris, il va falloir nous rendre près du pont qui relie Soubré au village. « Là, vous verrez une piste sur votre gauche. Suivez-là ! », précise le gérant d’une boutique de vêtements féminins.

A pied, nous quittons le village pour rejoindre le bitume. A un certain niveau, nous apercevons la piste. « C’est votre première fois ? Allez tout droit. Ne tournez ni à gauche, ni à droite » indique un vieillard sur son vélo.

Commence alors une interminable marche sous un soleil de plomb. Sur le chemin, les paysages se succèdent. Ici, des cacaoyers. Là, des enfants pêchent des grenouilles dans une mare verdâtre. Plus loin, des manguiers aux feuilles touffues offrent des mangues belles et mûres. On peut humer facilement l’air de la brousse. Sur la piste sinueuse, des oiseaux volent au bruit de nos pas. Dans les champs que nous dépassons, les laboureurs se redressent pour nous saluer. A des endroits, des campements laissent échapper de la fumée d’un foyer. Des femmes sont assises autour d’une casserole sur le feu.

Une trentaine de minutes plus tard, l’air se rafraîchit brusquement. Nous ne sommes plus loin. Attirés par le bruit des eaux, nous hâtons les pas en descendant une petite pente. Le fleuve se dresse fièrement. De gros arbres offrent de l’ombre. Quelques vagues viennent rencontrer le sable fin des bordures. Nous y sommes.

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