Repanser votre vision

Roland. 32 ans. Diplômé d’un simple CEPE. Voilà 5 ans maintenant qu’il travaille comme technicien de surface dans un salon de coiffure pour homme. Sa tâche : balayer et passer la serpillère après que chaque coiffeur ait fini une tête. Un geste que Roland répète chaque jour. Et cela depuis 5 ans. Puis, vient un jour où un client s’emmène plutôt que prévu. Aucun coiffeur n’est encore présent. Roland, lui, est déjà à son poste. Un balai dans la main gauche, et son téléphone dans la main droite. Il a l’air inquiet. Aucun coiffeur n’est joignable. « Et vous, vous ne savez pas coiffer ? ». Non, lui répond honteusement, le jeune homme.

5 ans à côtoyer des coiffeurs sans avoir jamais appris à tondre. 5 ans à passer le balai, à ramasser des cheveux, sans jamais avoir touché une tondeuse. Pourquoi ? Simplement parce que ce jeune homme s’est (r)enfermé sur sa vision de la vie. Elle-même limitée par son niveau d’études et son environnement immédiat. Son père, manœuvre de chantier. Sa mère, commerçante ambulante. Pour Roland donc, l’objectif premier est de gagner son pain quotidien et survivre. Son ambition écornée par son passé. Convaincu au fond de lui-même qu’il ne sera jamais rien de plus qu’un simple tâcheron. Pourtant, Roland avait l’occasion de changer son quotidien. D’apprendre et, en définitive, de prendre la tondeuse et améliorer ses conditions de vie. Et pourquoi pas, un jour, ouvrir son propre salon.

Combien sommes-nous à nous fixer des barrières par nos propres ambitions ? Il n’y a pas de prédestination. Au fond de nous, il convient de repenser et de repanser l’horizon que nous voulons atteindre. Cela passe par 4 étapes : Utiliser notre situation actuelle comme un catalyseur ou un stimulant, se fixer des objectifs toujours plus hauts, se former et bien s’entourer.

Reset your mind !

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La première chose à faire est de changer votre point de vue sur votre avenir. Le reste de votre vie, et la façon dont vous voulez la réussir, va dépendre de votre perception de celle-ci. Si vous restez convaincu(e) que vous ne serez rien dans la société, alors vous resterez au bas de l’échelle. Votre esprit vous conditionnera dans cet état de fait. Chaque fois qu’il y aura une opportunité, même si votre « moi » veut la saisir, votre esprit vous interpellera : « tu ne réussiras pas ! ». Faux ! Ne laissez pas votre passé ou votre environnement actuel vous emprisonner et vous décourager. Dites-le à haute voix : « Je peux réussir aussi ». Mieux : « Je vais réussir ! ».

Viser le sommet

viser le sommet

Rassurez-vous, si vous êtes au bas de l’échelle dans une entreprise ou dans la vie de façon générale, considérez cela comme un passage (obligé). C’est nécessaire de commencer par le bas. C’est le début de votre apprentissage. En gardant les pieds sur terre, visez haut, plus haut. Encore plus haut. Et chaque fois que sentez que vous n’y arrivez pas, examinez-vous, regardez ce qui vous retarde. Trouvez des alternatives pour contourner les obstacles. Mais, gardez l’objectif principal. C’est lui qui vous maintiendra sur le chemin de votre succès. Ne baissez pas les yeux.

Apprendre, et encore apprendre

apprendre

Je côtoie de nombreux jeunes au quotidien qui aiment se contenter du minimum de connaissance qu’ils/elles ont. Suffisant, selon eux/elles, pour exécuter le travail qu’on leur demande. Quelle mauvaise perception de la vie !

La vie est un apprentissage permanent. Pour qui veut aller loin en tout cas. Il faut se (faire) former. La formation initiale ne détermine pas forcément le poste ou la position qui vous attend demain. Tenez, par exemple. J’ai une formation de juriste. J’ai fait du droit, puis des études en sciences politiques. Mais, en 2006, j’ai rejoint ma passion : le journalisme. J’ai commencé à travailler dans un quotidien. J’ai appris. De jour et de nuit. À rester parfois tard, très tard jusqu’à l’imprimerie pour comprendre comment fonctionne un journal.

Je ne me suis pas arrêté là. Je me suis auto-formé sur des outils multimédia. Je voyais venir le nouveau monde des médias. Montage audio. Montage vidéo. Je n’ai pas hésité à solliciter mon frère cadet pour m’apprendre certains logiciels d’infographie. Et, plus tard, je suis allé dans une école de journalisme pour parfaire mes connaissances et confronter la pratique à ce qui se fait de mieux à l’international. Aujourd’hui encore, je continue d’apprendre.

Soyez bien entouré(e)

C’est essentiel. On ne peut faire cavalier(e) seule. Vous aurez besoin de 3 types de personnes : les conseiller(e)s, les soutiens et vos adversaires ou ennemi(e)s.

Les conseiller(e)s ne sont pas ceux/celles qui acclament uniquement. C’est aussi ceux/celles-là qui vous montrent vos failles et vous indiquent (au regard de leur expérience) le chemin à emprunter pour aller plus loin. En général, ce sont des personnes de confiance qui jouissent d’une forte, longue et grande expérience.

Vos soutiens sont là pour vous encourager quand vous êtes démotivé(e). Une oreille attentive, une parole d’encouragement. Mais aussi, un appui technique, matériel ou financier. Ces personnes sur qui vous savez que vous pouvez compter 24h/7.

Vos adversaires ou ennemi(e)s sont un bon indicateur pour savoir si vous êtes sur la bonne voie. On ne lance une pierre que sur le manguier qui porte de belles mangues mûres et juteuses. On ne saigne que le plant d’hévéa qui est prêt à produire de la sève. On ne déterre que le tubercule de manioc qui est arrivé à maturité.

Plus vous sentirez vos adversaires ou vos ennemi(e)s s’en prendre à vous, rassuré(e), vous devrez l’être. Ne vous laissez pas intimider. Certain(e)s vous diront : « tu ne réussiras pas ». Retenez que l’idée leur plaît, mais qu’ils/elles sont agacé(e)s que ça ne vienne pas d’eux/elles. D’autres aussi diront « on peut le faire, nous aussi ». Cela signifie que vous avez trouvé le bon créneau. Et, si vous n’avez pas d’adversaires ou d’ennemi(e)s apparent(e)s, c’est qu’ils/elles se cachent bien. Et, parfois, ne sont pas bien loin de vous.

In fine, c’est à vous de décider si vous votre avenir sera pareil à votre présent. Ou, au contraire, vous voulez changer votre destin. Vous en avez la capacité. Tant que vous êtes en vie en tout cas. Rien ne doit vous arrêter. Rien ne doit vous contenir à l’étape d’exécutant(e). Vous avez un cerveau pour réfléchir à de nouvelles approches si nécessaire, un cœur pour (res)sentir les opportunités qui se présentent à vous et des membres pour vous mettre à la tâche. Car, en définitive, votre quotidien n’est que le reflet de vos ambitions. Nous vivons au rythme de la vision que nous avons de la vie.

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