Les députés guinéens formés à la communication par les réseaux sociaux

Conakry (Guinée). 12 octobre 2016. Première journée de l’atelier du Programme Noria sur « la communication (du) parlementaire et les réseaux sociaux ». Journée riche en échanges. J’ai donné le peu que j’avais, mais j’ai surtout beaucoup (ap)pris.

J’ai indiqué, aux députés de Guinée, la nécessité de communiquer (aussi) via les réseaux sociaux. Je leur ai fait un panorama des réseaux existants. Leurs forces, les contraintes, les dangers et les mesures pour se « protéger ». J’ai souligné qu’ils doivent faire la différence entre la communication institutionnelle et celle qui concerne la personnalité politique elle-même.

Au début, beaucoup d’entre eux, d’un certain âge, ont avoué être des « technophobes ». Certains assimilaient même les blogueurs aux brouteurs. Si, si.

Avec pédagogie, nous les avons rassurés et leur avons expliqué que s’ils n’y étaient pas, d’autres parleraient d’eux ou pour eux à leur place. Pas toujours en bien.
Je suis heureux, à la fin de cette journée, de constater l’enthousiasme des parlementaires vis-à-vis des réseaux sociaux (de Facebook et de Twitter surtout). Des outils de libre expression et de débats démocratiques. Mais aussi, qui permettent d’avoir une visibilité sur leurs actions.
« Vous resterez ici deux semaines supplémentaires », m’a lancé l’Honorable Claude K. Kondiano, Président de l’Assemblée nationale de Guinée.

Autre point. J’ai été agréablement surpris de voir que le Parlement guinéen dispose d’une radio en FM qui diffuse un contenu exclusivement (con)centré sur l’activité et l’actualité de l’Institution. J’irai la visiter, si le temps me le permet, et je vous ferai un retour.

In fine, nos Assemblées nationales doivent se doter de moyens propres de communication. Une télé, une radio, un journal, un site web… et les nouveaux médias peuvent permettre de commencer sans grands moyens techniques, humains et financiers. Une web TV, une web radio, un journal en ligne. Par exemple.




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