La ville de Daloa a son propre journal papier

Il n’en existe pas ou du moins très peu. Les PHR (presse hebdomadaire régionale) ou PQR (presse quotidienne régionale). Tous les fournisseurs d’information sont cantonnés à Abidjan. Et partent de la capitale économique vers les autres villes de l’intérieur. Parfois avec une livraison prévue … 48 voire 72 heures plus tard. Et une actualité qui exclue bien souvent les réalités des populations locales.

La ville de Daloa (Centre-Ouest) vient de lancer le premier numéro de Daloa Info. Un trimestriel consacré à l’actualité de la région de la Cité des antilopes. Sans m’attarder sur le fond (pour le moment), je salue cette initiative. Elle a l’avantage de mettre en lumière la vie et le quotidien des personnes qui vivent dans cette région. Ça change tout. Un support papier dans lequel les habitants de la 3e plus grande ville de la Côte d’Ivoire devraient se retrouver.

Au sommaire de ce premier numéro de 16 pages :

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Un dossier. « La ville de Daloa renait de ses cendres ». Sur 3 pages, on y lit et voit « la métamorphose » en matière infrastructurelle de la ville. Photos et légendes à l’appui.

– Un micro-trottoir qui donne la parole aux habitants de la ville pour se prononcer sur les trois années du Maire Samba Coulibaly. Bilan « globalement positif ». Forcément.

– Une grande interview du maire Samba Coulibaly, par ailleurs Directeur de Publication

Un compte rendu des activités communales (du maire).

– Une enquête Express sur « Acheter un terrain ou une maison, comment éviter les arnaques ? »

– Info-Région. Le journal ne reste pas dans la capitale de la région. On y voit ce qui se passe à Vavoua, Issia. Le sport est également à l’honneur avec les infos du club de la ville : le Réveil Club de Daloa.

Gratuité et challenge

Ce trimestriel est gratuit. C’est un acte fort. Permettre à tous ceux qui savent lire de le feuilleter sans débourser un pécule. C’est une bonne approche.

Reste à présent le défi éditorial. Parce que pour l’instant, le contenu du canard ressemble à 75% à un support de propagande des idées du maire, plutôt qu’à un canal de diffusion de l’information. On le voit partout.

La rédaction du journal (financé par la Mairie) doit réserver le maximum de pages à l’information locale. Il lui manque aussi une ou deux pages de « petites annonces et nécrologie ». De mon point de vue, ces rubriques devraient assurer la rentabilité et l’indépendance l’autonomie (?) du journal.

Pour l’instant c’est un bon point de départ. Tout en espérant, que d’autres régions emboitent le pas. Je souhaite une très longue vie à Daloa Info.

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