Journalistes et blogueurs : Publiez à froid !

 « Quels acteurs des nouveaux medias dans la lutte contre le terrorisme », C’est le thème de la conférence débat de l’Union Nationale de Bloggeurs de Côte d’Ivoire. Une conférence qui s’est tenue ce vendredi 15 Avril 2016 à l’immeuble Carbone, Cocody.  3 intervenants ont animé tour à tour le thème. N’guessan Sylvain expert en gouvernance et justice transitionnelle, Mohamed Sylla conseiller juridique et cyber-activiste  et Israël Yoroba Guébo, journaliste et membre du Bureau du Réseau des Professionnels de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci).

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Pour ma part, je me suis intéressé à la gestion de l’information en cas d’attaque terroriste.  Cela en répond aux 5 questions suivantes :

–          Qui publie et pour qui publier (la cible)

–          Quoi publier et pourquoi publier ? (Le contenu)

–          publier et jusqu’où publier ? (Le Canal)

–          Quand publier ? (le délai)

–          Comment publier ? (L’éthique et la Responsabilité)

Pour éviter d’être le relai des terroristes en mettant en avant les images des victimes, ceux qui publient sur les nouveaux médias doivent « respecter la dignité humaine ».  D’où la question « Où publier et jusqu’où publier ? ».  « Les gens sont prêts à aller jusqu’au plus loin possible en terme de publication (…) Il n’y a aucune utilité à  publier le corps d’une victime d’attentat. C’est ne pas faire preuve de professionnalisme et d’éthique ». 

« Que diffuser sur les réseaux sociaux en situation d’attaque terroriste ? »  Pour y répondre, j’ai appelé à une « attitude citoyenne » mais aussi à une posture de responsabilité.  Une attitude qui implique de suivre certaines règles  publier une information : Vérifier, recouper, mesurer l’opportunité de publier ou non.

Justement pour le délai de publication j’ai proposé pour les citoyens et même les journalistes de publier en décalé ou à froid. On a ainsi le temps d’analyser (…) de savoir s’il est utile et opportun de publier une telle  photo ou telle information. D’en mesurer les impacts. En publiant à froid, on limite les risques de dérives, le risque de diffuser de la fausse information.  Et croyez-moi, toutes les informations ne sont pas bonnes à publier… en instantané.




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