Facebook : une page ou un profil : que choisir ?

Il y a exactement un an, jour pour jour, j’ai tenté une expérience. Désactiver mon compte personnel Facebook et garder uniquement ma page pour marquer ma présence sur ce réseau. Objectif : analyser les « pour » et les « contre » de l’un ou de l’autre. Je vous en donne quelques-uns.

À vrai dire, j’ai créé ma page Facebook parce que j’avais atteint les 5000 amis. Mais, au fil du temps, j’ai voulu positionner Israël Yoroba comme une marque. Il fallait donc communiquer sur une « page professionnelle ». Il y avait alors une distinction dans mes communications. Mes informations personnelles étaient sur mon profil personnel et mes activités professionnelles étaient sur ma page.

Le temps

Fermer mon profil m’a permis de gagner, en moyenne, 4 à 5 heures par jour. Quand tu as 5000 amis, tu navigues entre les informations qui tombent dans ton fil d’actualité, les notifications des groupes auxquels tu appartiens, ou les notifications de commentaires de posts que tu as commentés, les tchats, etc.

Avec ma page, fini tout ça. Je n’ai pas de fil d’actualité, je commente rarement les profils d’autres personnes (sauf quand je suis mentionné) et les tchats sont plus modérés. J’ai donc beaucoup plus de temps pour rester concentré sur mon travail. Parce qu’il faut l’avouer, facebook peut facilement devenir une « arme de distraction massive ».

L’actualité

Pour un journaliste et quelqu’un qui fait de la veille sur l’actualité, je passe à côté de scoops ou d’informations intéressantes (Heureusement que mon staff de com’ me remonte des infos jugées intéressantes). Avoir uniquement une page, c’est perdre de vue ce qui se dit ailleurs. C’est une sorte d’autarcie qui vous rend « aveugle » et même un peu « narcissique » pour ne pas dire « égoïste ». Parce que votre communication est unilatérale. Vous publiez, mais vous ne pouvez pas voir ce que font les autres sur leur mur ou dans les groupes. C’est un peu frustrant, je l’avoue. Surtout quand vous appartenez à de nombreuses communautés sur Facebook.

De la visibilité

La politique de Facebook pour les pages est faite en sorte que vos publications ne sont pas instantanément visibles par vos abonné(e)s (43 000, dans mon cas). Le taux de conversion en terme d’engagement reste relativement faible (moins de 3% en moyenne dans mon cas). L’objectif étant de vous pousser à payer de la pub pour mettre en avant la publication (par ricochet, votre page).

Sur un profil, par contre, une publication est aussitôt partagée sur le fil d’actualité de tou(te)s vos ami(e)s. Vous bénéficiez d’un engagement plus prompt et beaucoup plus conséquent (entre 15 et 20 voir même jusqu’à 40 % en moyenne).

Un positionnement

Etre sur une page, c’est s’afficher comme un « personnage public » (dans mon cas). Cela demande donc beaucoup plus de rigueur dans ses publications. Les coquilles qui passeraient sur un compte personnel sont moins tolérées sur une page. Je me fais souvent tirer les oreilles chaque fois que j’en laisse échapper une.

Communiquer sur une page demande de la planification. Chaque fin de semaine, je mets à jour mon calendrier éditorial. Je sais ce que je vais publier en début de semaine et ce qui pourrait être mis le week-end. En suivant l’actualité locale, internationale et en fonction de mes activités.

Je me suis entouré d’une équipe qui travaille avec moi à le réussir. Parce que malgré toute l’expérience que j’ai, il est quasiment impossible de gérer tout seul sa page. Rassurez-vous, je suis le seul à y accéder. Je réponds personnellement aux messages et aux commentaires.

En amont, je fais valider mon calendrier. Chaque post est relu par une personne, au moins, avant d’être publié. Contrairement à un profil où je peux publier au « feeling », ma page respecte un quota de publication. Pas plus de 3 publications par jour (à quelques exceptions près).

Que retenir ?

De cette expérience de 12 mois, je conclus que, pour un individu, une page n’est nécessaire que lorsque qu’on a quelque chose à « vendre ». La question ne se pose pas pour les produits, les services, les entreprises, les institutions, les associations…

Parce que sur un compte personnel, on peut tout aussi décider de faire des publications plus professionnelles. En se fixant des règles, des limites, et en adoptant une stratégie.

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