Un autre drame se prépare sur le Pont FHB d’Abidjan

Vendredi 5 aout 2011. Abidjan se réveille au rythme d’un drame. Un bus “19” bondé de monde dérape du pont Félix Houphouet Boigny et plonge dans la lagune.

« Les images sont insoutenables. Cet écolier sans vie qu’on retire de l’eau avec son sac au dos; ce soldat des Forces républicaines de Côte d’Ivoire(FRCI) qui éclate en sanglot à la vue du corps de sa femme; ce bus qu’on remonte à la surface par une énorme grue et qui n’avait plus ses occupants…Il faut être fort pour supporter cette scène(…) », écrivait le quotidien L’Inter.

Toute la Côte d’Ivoire est sous le choc. Une cinquantaine de corps sont repêchés. Une dizaine de rescapés. Et de nombreuses autres personnes restées introuvables. La lagune leur sera leur tombe. Les circonstances de ce drame restent du domaine de la spéculation. Les commentaires vont bon train. Et puis plus rien.

Sur le pont une partie des balises de sécurités a mis de nombreuses semaines avant d’être réparée. C’est sur ce même pont que depuis de nombreux mois, un danger guette les usagers. Pour ceux qui l’empruntent, ils ont dû remarquer qu’au virage à la montée du pont (dans le sens Plateau-Treichville) les balises de sécurités n’existent plus. En voiture, on voit clairement le vide…en bas. C’est à vous donner le vertige. Ça fait froid dans le dos.

Voilà de nombreux mois que tout le monde passe par là. Y compris (parfois) les autorités. De trop longs mois que l’ont reste silencieux face à ce drame qui se profile à l’horizon. Car pour ceux qui ne savent pas, le Pont FHB est le plus utilisé par les poids lourds et les Bus les plus bondés. La raison: Il relie directement au Port d’Abidjan. Voilà des mois que les usagers prient de toutes leurs forces pour ne pas que le sort du drame tombe sur eux. Emprunter ce virage, c’est un peu comme jouer à la roulette russe.

Il est impératif que quelque chose soit fait. Il est urgent que cette ouverture (située en plus dans un virage) soit réparée avant qu’un autre bus (ou un autre véhicule) ne saute. Il faut faire quelque chose. C’est une question de vies ou de morts…

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