Compagnie Caïman, toute une histoire !

C’est un roman. Mais bien plus, une histoire qui prend son essence sur deux faits réels. Le voyage à Agnibilékrou. En 2006. Mon rédacteur en chef de l’époque m’avait envoyé couvrir des manifestations de l’opposition (PDCI/RDR). Je suis arrivé un jour après les troubles. Le commissariat de la ville avait été incendié. La ville était sous tension. J’avais interviewé le Préfet. J’avais tellement de bonnes informations que j’avais décidé de rentrer coûte que coûte à Abidjan, afin que mon papier soit publié le lendemain. « Agnibilékrou, paysage après la bataille ». J’avais déjà mon titre qui trottinait dans la tête.

L’autre séquence réelle est l’épisode du car. La rencontre avec Lucette. C’est une séquence que j’ai vécue en 2007 alors que je rentrais sur Abidjan après la cérémonie de la flamme de la paix. Cette jeune fille telle que décrite (au détail près) est encore à Abidjan. Elle a souri lorsque que je lui ai remis un exemplaire du manuscrit.

israel-yoroba-roman-compagnie-caimanLe reste de l’histoire n’est que pure fiction. Mais quelle histoire (?) ! Celle d’un jeune journaliste qui rencontre une fille dans un car. Le véhicule va être arrêté par des hommes armés et les passagers conduits dans un endroit inconnu.

Fash back. Fabrice est un jeune journaliste stagiaire. Envoyé par son journal pour couvrir une manifestation de l’opposition, il se résout à rentrer à Abidjan le même jour. C’est la période de la fête de Pâques. Les gares sont bondées. Il n’y a presque plus de bus en direction d’Abidjan. Fabrice réussit à racheter un ticket au double du prix. Mais, le jeune journaliste est loin d’imaginer que cet achat va changer le court de sa vie. De la rencontre de Lucette, sa voisine de siège, à l’enlèvement par des groupes armés. Tout est finalement (re)lié à ce bout de papier…

Dans cette histoire, il y a de l’amour, de l’amitié. Des scènes décrites avec un sens du détail. Les personnages sont parfois touchants, souvent attachants et quelque fois répugnants. Certains se surprendront à (sou)rire d’une scène de viol. D’autres verseront une larme. Car ils auraient voulu que tout se déroule comme dans la vie « normale ». Justement, la « vie normale » n’existe pas. Notre quotidien est fait d’inattendu. Des personnes vont et viennent en laissant des traces dans nos vies. Nous nous retrouvons çà et là, à rire, à pleurer, à jubiler. À vivre, à courir mais aussi à mourir. Certains l’appellent le destin. Moi je l’appelle : la Vie.

Finalement, au fil de la Compagnie Caïman, on se rend bien compte que « la vie et l’amour sont au pouvoir de la langue ».

Agréable lecture !

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