Air Côte d’Ivoire. 3 challenges pour nous (re)conquérir

11 Capitales. Abidjan (Côte d’Ivoire), Dakar (Sénégal), Conakry (Guinée), Bamako (Mali), Ouagadougou (Burkina), Lomé (Togo), Accra (Ghana), Douala (Cameroun), Libreville (Gabon), Cotonou (Benin) et Brazzaville (Congo). Ce sont ces villes que compte desservir la nouvelle compagnie aérienne ivoirienne « Air Côte d’Ivoire ».

Dans la forme, rien de nouveau. Puisque ce n’est pas la première compagnie en Côte d’Ivoire. Même si, c’est vrai, le nom a changé. Les visuels aussi. Les hommes aussi.

Mais au regard des épisodes des défuntes Air Afrique et Air Ivoire, la nouvelle Air Côte d’Ivoire devra nous séduire, sous convaincre, nous rassurer … nous reconquérir. Et pour ce faire trois grands défis l’attendent.

Dans un premier temps, comment relier les capitales sous régionales sans détours ?  Une fois pour aller à Lomé, l’avion que j’ai pris a fait escale d’abord au Mali. Du coup, pour un trajet habituel de 1 heures, on en a fait 3 et demie. Il va falloir donc que « Air Côte d’ Ivoire » privilégie les vols directs.

Aussi, comment relier la zone ouest africaine, aux autres régions Africaines ? Par exemple, il n’existe pas de ligne directe entre Abidjan et Kinshasa. C’est un marché à prendre. Et ce n’est pas la clientèle qui manque.

Deuxième challenge. Les vols internes. Ça sera certainement le plus dur. Il faudra changer nos habitudes en facilitant les services (par exemple possibilité de réserver en ligne ou sur son mobile) et en prenant soin des passagers. Je suis sûr que dans les premiers mois (ou même la première année) on sera chouchouté, choyé… le client sera roi. C’est la période de conquête. Il faudra que ces bonnes habitudes continuent et se perpétuent en s’améliorant. (Ne pas faire comme Royal Air Maroc qui aux fils des années relègue ses clients au dernier rang).

Autre élément pour (re)conquérir le cœur des Ivoiriens. Il faudra nous rassurer. Je veux bien prendre Air Côte d’Ivoire pour aller à Bouaké, à Man ou à San Pedro, mais je tiens à arriver (sain et sauf). Cela passe par l’achat d’avions neufs et non de « France aurevoir »*. Des avions qui respectent toutes les mesures de sécurité et de sureté. Avec des pilotes de qualité et d’expérience. Pas de chauffeur de Wôrô Wôrô (taxis communaux) sans permis. De grâce !

Troisième défis, enfin. Le coût. Oui oui. Si Air Côte d’Ivoire, veut se maintenir en l’air (avec nous à bord) elle devra baisser les coûts des billets. Je trouve scandaleux que je paie presque de 400 000 francs pour partir d’Abidjan à Dakar, ou d’Abidjan à Cotonou ou même parfois à Ouagadougou. (à l’époque de Afriqiyah, la compagnie libyenne, c’était presque le prix du vol abidjan-Paris). La nouvelle compagnie ivoirienne devra donc se démarquer des autres compagnies aériennes sous régionales qui n’ont aucune politique de prix.

Quoiqu’il en soit, nous attendons de voir les premiers vols de la compagnie ivoirienne. Et si j’ai l’occasion, je serai le premier à le tester pour vous.

*Tout les objets d’occasion, de seconde main, importés.

Crédit Photo : Abidjan.net

 






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