A la lecture des élections aux Etats-Unis : La Campagne

Les élections présidentielles américaines, c’est dans quelques jours. Un processus long, complexe et parfois difficile à comprendre. J’ai donc ressorti mon livre « L’élection Présidentielle aux Etats-Unis » de Nelson Polsby et Aaron Wilavsky. Un bouquin qui explicite chaque étape  et chaque acteur de ces échéances électorales.  Les conventions, la campagne, les enjeux, les stratégies, les électeurs. Tout y est expliqué. Jusqu’au jour-J des élections, je vous livre quelques morceaux choisis de ce livre à avoir absolument. Aujourd’hui, petit clin d’œil sur la campagne électorale. Extrait.

(…) Une fois les conventions terminées, la tradition veut que les deux candidats à la présidence se « détendent » pendant quelques semaines jusqu’au jour de la fête du Travail (Labour Day)*. C’est à partir de cette date qu’ils commencent à affronter directement les électeurs, chacun sous le drapeau de son parti.  (…)

Pour la petite minorité qui apporte aux partis son concours actif, le début de la campagne marque le moment de se mettre à l’œuvre.  Son ardeur à l’ouvrage dépend en partie de l’enthousiasme que suscitent les opinions politiques, les mots d’ordre, la personnalité et les apparitions de chaque candidat. Ou bien ces militants se croisent les bras ou bien ils se livrent à leurs besognes généralement ingrates (vérifications des listes électorales, expéditions des prospectus, porte-à-porte) avec un enthousiasme proche de la ferveur.

Pour la majorité des citoyens qui, pour la plupart, ne s’intéressent guère à la politique en temps normal, la campagne attire leur attention sur l’imminence d’une élection. Il peut en résulter quelque animation, ici ou là, voire quelque distraction (à moins que ce ne soit de l’irritation), notamment pour ceux qui, en allumant leur poste de télévision, se voient adresser inopinément une allocution politique au lieu de leur émission favorite. La campagne est un grand spectacle. Les discussions politiques se font plus fréquentes et un petit pourcentage de citoyens prennent même fortement parti à mesure qu’ils laissent entraîner par la rhétorique électorale.

Pour la grande majorité des citoyens américains, les campagnes ne visent pas tant à modifier les opinions qu’à renforcer des convictions déjà enracinées (…)

Le contenu des campagnes électorales a à l’évidence un caractère très largement opportuniste. L’évolution rapide des choses fait qu’il n’est pas sage pour un candidat de se fixer des règles de campagnes trop générales, car elles ne lui permettront pas de faire face aux situations particulières qui risquent de se produire.

*Au Etats-Unis, la fête du travail est fixée au premier lundi de septembre.






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